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mardi 22 juillet 2014

Fw: Re : *DHR* Rwanda: éloge de la neutralité par André Guichaoua

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Subject: *DHR* Rwanda: éloge de la neutralité par André Guichaoua
Sent: Tue, Jul 22, 2014 5:14:24 AM

 
 
 
Jean Lingstein – mediapart.fr, le 21 juillet 2014
 
+ l' « éloge » en question, dans une interview d'André Guichaoua réalisée par Sabine Cessou – nouvelobs.com
 
Dans sa dernière interview d'André Guichaoua, l'universitaire revient sur les origines du conflit d'interprétation de l'histoire du génocide entre la France et le Rwanda.
Enoncées sur un ton neutre, ses "analyses", qui visent à pourfendre 2 camps aux idéologies radicales et caricaturales, semblent faire preuve d'une modération et d'une brillante objectivité, qui traduit avec justesse la complexité de la situation.
Pourtant, malgré un certain nombre de propos faisant preuve, en effet, d'une juste mesure, certains commentaires, plus ou moins directs, prennent quelques libertés avec les faits, … et ce n'est pas la première fois. Décryptages.
 
 Ca démarre assez fort sur le début du conflit armé.
 
La guerre enclenchée en 1990 au Rwanda par la rébellion du Front patriotique rwandais (FPR), créé par des réfugiés tutsi en Ouganda, a progressivement cristallisé le clivage ethnique et conduit à une bipolarisation du champ politique national en deux camps pro-hutu ou pro-tutsi, adossé chacun à des blocs militaires mono-ethniques.
 
Donc, pour André Guichaoua, l'attaque des réfugiés tutsi est L'origine de la déstabilisation raciste du Rwanda ; conclusion, le FPR porte la responsabilité du pourrissement de la situation. Ce n'est pas dit directement, … mais, en tout, cette vision escamote substantiellement les véritables raisons de la monté du racisme anti-tutsi ; c'est-à-dire celle d'un état raciste qui exploite un conflit armée pour radicaliser sa population contre l'ennemi désigné: le tutsi.
Le professeur exploite ici l'argumentaire manipulateur systématique du pouvoir hutu raciste, qui à chaque velléité de retour des réfugiés tutsi, organisait des pogroms à grande échelle, les faisant passer comme une réaction populaire spontanée et incontrôlable, dans le but de se dédouaner. Ce schéma était le même depuis 1959. Les pogroms étaient organisés et encadrés par le pouvoir administratif en place; l'attaque des réfugiés n'était qu'un prétexte pour prendre en otage les tutsi de l'intérieur.
De plus, à partir de 1990, le régime Habyarimana va utiliser les attaques du FPR pour focaliser l'attention de l'opinion intérieure sur "l'ennemi tutsi", afin de faire diversion des pressions populaires réclamant plus de démocratie.
Ce n'est donc pas l'attaque du FPR qui est la cause du pourrissement, mais son exploitation, par le pouvoir en place, à des fins racistes de plus en plus radicales.  
 
Autre erreur gênante (même si elle ne l'est que par omission) ; celle de comparer les 2 armées comme 2 clones inversés, toutes deux mono-ethniques, est une vision manipulatrice. Si c'est vrai pour les FAR, il faut préciser que du côté du FPR, certes composé pour quasi-totalité de réfugiés tutsi, elle va rapidement être rejointe par des hutu modérés opposés au régime en place. Mais surtout, il est très important de préciser que le FPR n'a jamais eu dans son discours ni ses actes fondateurs la moindre velléité ethnique. Son fondement idéologique était au contraire de mettre fin à la discrimination et à cette stigmatisation ethnique. Tendre à résumer le conflit FPR-FAR à la confrontation de 2 blocs ethniques opposés, revient à le caricaturer en simple conflit inter-ethnique (bref une sauvagerie africaine des plus banale), au lieu d'y voir ce qu'il était vraiment: l'affrontement de 2 blocs politiques aux visions diamétralement opposées.
 
Puis, on en vient à l'attentat du 6 avril 1994, signal de départ du génocide. S'il faut reconnaître qu'André Guichaoua ne tombe pas dans le piège simpliste qui consiste à présenter ce dernier comme LA cause du génocide, certaines interprétations autour de cet événement sont plus douteuses.
 
Les polémiques ont commencé dès lors qu'il s'est agi de s'interroger sur le pourquoi de cette tragédie.
Pour les uns, ce sont des extrémistes hutu qui sont les auteurs de l'attentat du 6 avril contre le président Habyarimana et les organisateurs du génocide qui l'a suivi.
 
Certes, mais quelle mauvaise caricature! En effet, parmi l'ensemble de la société civile (nommons ainsi l'ensemble des chercheurs, journalistes, et citoyens qui s'interrogent ou dénoncent les extrémistes hutu auteurs du génocide et la complicité d'éléments minoritaires au sein de l'état français), tous s'accordent à n'apporter que peu d'importance à son signal de départ, c'est à dire l'attentat du 6 avril 1994, dans la mesure où le génocide était organisé et planifié depuis longtemps. Certes la preuve que les extrémistes hutu sont les auteurs de l'attentat serait un facteur aggravant, ... mais en lui-même ni nécessaire, ni suffisant.
L'identification des auteurs de l'attentat n'a fini par devenir majeure que parce qu'il fallait contrer l'argumentaire négationniste basé sur le syllogisme ultra-simpliste suivant: le génocide a démarré après l'attentat, donc l'auteur de l'attentat en est le seul et unique responsable. Kagamé a commis l'attentat donc Kagamé est le seul responsable du génocide. cqfd.
De plus, les manipulations de plus en plus grossières visant à désigner Kagamé et le FPR comme les auteurs de l'attentat ont obligé les observateurs indépendants à dénoncer ces manipulations et les faux sur lesquels elles se basaient.
 
Dans le même esprit André Guichaoua prétend que la démonstration de la planification du génocide repose essentiellement, voir uniquement sur celle que les extrémistes hutu sont les auteurs de l'attentat. Là, c'est encore un raccourcis on ne peut plus faux !
La démonstration de la planification du génocide repose, entre autre, sur la montée de la propagande raciste anti-tutsi, de la création de media de la haine (principalement, mais pas uniquement, Kangura puis la RTLM) qui appelleront aux massacres puis les encadreront; les massacres pré-génocidaires des Bagogwe puis du Bugesera, qui serviront à tester le processus d'extermination; la mise en place de caches d'armes, les listes de tutsi à éliminer, la formation de milices recrutées dans les populations délinquantes et/ou désœuvrées, d'escadrons de la mort, les faux attentats attribués aux tutsi pour terroriser la population, la déclaration du Colonel Bagosora menaçant de "préparer l'Apocalypse" etc..., etc... Le tout à travers un système de manipulation extrêmement efficace, visant à diaboliser le FPR et ses alliés de l'intérieur, mis en place par le Lieutenant-colonel Anatole Nsengiyumva, de mobilisation de la population et de quadrillage administratif d'une sophistication inouïe. Soit un ensemble d'éléments fondateurs pour la plupart situés avant 1994, .... et qui ne pouvaient pas être pris en compte par le TPIR car il avait été négocié dans son statut (par la diplomatie française probablement) qu'il devait se limiter exclusivement aux événements de l'année 1994.
 
Puis, vient s'ajouter un certain nombre d'inexactitudes plus ou moins importantes, … mais toujours orientées dan le même sens.
 
(...) ni même entre les troupes belges et françaises qui, implicitement ou explicitement, avaient déjà pris le parti d'un camp.
 
La Belgique pro-FPR? C'était malheureusement l'argument des génocidaires, .... mais ça ne repose, sur rien d'autre que sur les arguments de ces extrémistes hutu, mécontents de n'avoir pu trouver en Belgique le même soutient inconditionnel qu'en France.
André Guichaoua trahit maladroitement sa proximité avec certaines sources!
 
Ce soutien s'est formalisé par des accords de défense.
 
Encore faux. Il s'agissait d'accord d'assistance militaire, limitée à la gendarmerie. L'intervention militaire française était donc illégale, et la signature d'un avenant, remplaçant "gendarmerie" par "Forces armées rwandaise", rétroactivement en 1992, ne pouvaient en aucun cas en assurer sa légitimité, bien au contraire.
 
Le génocide est l'aboutissement d'une stratégie politique, mise en œuvre à partir du 7 et du 8 avril par des groupes politico-militaires extrémistes hutu (...)
 
Comme si le génocide avait été organisé à la va vite après l'attentat, en dépit de tous les signes témoignant de sa préparation (et cités plus haut).
De plus, dès le 7 avril 1994 au matin commence le massacre des tutsi à Kigali. A Gisenyi, dès le 7 au soir, il n'existe quasiment plus aucun tutsi vivant.
Pourtant, André Guichaoua dans ses multiples déclarations continue de prétendre, contre toute évidence, que le génocide n'a commencé que 12 ou 13 avril 1994. C'est une réécriture grossière de l'histoire!
 
Ainsi, le programme Ndi Umunyurwanda (« Je suis rwandais ») lancé en 2013 par les autorités rwandaises propose à chaque Hutu de demander pardon pour les crimes commis au nom de tous les Hutu, et ensuite à chaque Tutsi de pardonner au nom de tous les Tutsi. Ces autorités réintègrent l'ethnie dans le discours politique (...)
 
Comment André Guichaoua peut-il se permettre un tel jugement lapidaire sur une procédure interne au Rwanda alors qu'il n'y a plus mis les pieds beaucoup trop longtemps.
La critique du régime en place au Rwanda est légitime par principe, mais accuser les autorités rwandaises de vouloir rétablir la stigmatisation ethnique, c'est vouloir ancrer dans les esprits, que le régime actuel est le semblable opposé du régime génocidaire ou pré-génocidaire précédent.
Or quoique l'on puisse dire des mesures prises par le gouvernement actuel rwandais, rien qu'il ne fasse ne peut être comparé à l'ancien régime raciste, d'apartheid et de discrimination, qui n'avait rien à envier au IIIème Reich.
 
Pendant toute son existence, le TPIR a cherché à prouver la thèse dite de la « planification du génocide », c'est-à-dire de l'entente en vue de l'organiser.
S'il avait pu disposer de la moindre preuve tangible, susceptible d'être validée contradictoirement par les juges, de la culpabilité des « extrémistes hutu » dans l'organisation de l'attentat, aucun procureur n'aurait résisté à intégrer l'attentat du 6 avril dans son mandat et à poursuivre les accusés présumés.
Pourquoi ne l'ont-il pas fait ? Pourquoi le Rwanda ne l'a-t-il pas exigé alors qu'il a fait plier tous les procureurs successifs à ses desideratas ?
 
Encore une fois, André Guichaoua retombe dans ses travers et corrèle la preuve de la planification du génocide à la preuve que l'attentat contre le président Habyarimana est bien l'œuvre des extrémistes hutu. Corrélation ridicule qui vise à nier ce qui a été organisé en amont, notamment avant 1994.
 
Mais surtout, André Guichaoua diffuse une légende urbaine véhiculée par le clan génocidaire et/ou négationniste qui est que l'ONU, sous la pression du Rwanda, aurait empêché toute enquête internationale sur l'attentat du 6 avril 1994.
Prenons un exemple d'argument à charge, pour estimer la crédibilité de cette thèse: celle de la "boîte noire"; elle prétendait que l'ONU, qui avait pris possession de la "boîte noire" de l'avion abattu, aurait transféré celle-ci dans son quartier général à New-York. Preuve accablante de son obstruction à mener l'enquête sur cet attentat! Et oui, c'est accablant, et le journaliste Stephen Smith ne tardera pas à se répandre, dans Le Monde, en insinuations contre l'ONU, elle-même à la solde de Kigali.
Malheureusement pour Stephen Smith, il s'avéra rapidement que la "boîte noire" en question n'est pas une "boîte noire" de Falcon 50 ; puis, on apprendra quelques années plus tard, que la "boîte noire" retrouvée est celle d'un concorde (sic), à laquelle a été ajouté une conversation sur l'aéroport de Kigali (re-sic). Bref, un montage de toutes pièces, une opération de désinformation majeure, organisée sur plusieurs années, qui jette une lumière sombre sur les manœuvres autour de l'attentat par un clan obnubilé à tenter de prouver que Kagamé en est l'auteur; le tout sous forme d'accusations en miroir visant à faire croire que c'est ce clan Kagamé qui caviarde l'enquête.
Certes, André Guichaoua n'est pas, sur le coup, responsable de cette manipulation, mais force est de déplorer, qu'il s'appui dessus dans son argumentaire.
 
Ce n'est évidement pas la seule opération de désinformation autour de l'attentat visant à incriminer le président rwandais Paul Kagamé, puisque le dossier à charge monté par le juge anti-terroriste Jean-Louis Bruguière n'est composé que de faux: fausse boîte noire, on vient de le voir, faux témoignages, fausses traductions, faux lance-missiles, fausses interceptions radio, etc…
Et dans cette entreprise, André Guichaoua n'a pas été en reste.
Omniprésent dans l'instruction du juge Bruguière, il s'impose, avec ses amis les universitaires Claudine Vidal et Philip Reyntjens, comme "experts" exclusifs autour du juge, lui même régulièrement alimenté par Paul Barril, pour orienter l'enquête "vers les bonnes pistes".
Son fait d'arme le plus glorieux: avoir "offert" au juge français, le principal témoin à charge du dossier: Abdul Ruzibiza qui "avoue" avoir fait parti du commando du FPR qui abattu l'avion, le tout pour le compte Paul Kagamé, le commanditaire principal.
Ce témoin est si accablant qu'André Guichaoua convainc Ruzibiza d'en faire un livre autobiographique pour faire part de ses révélations: Rwanda, l'histoire secrète parait ainsi en octobre 2005. Le livre est préfacé par Claudine Vidal, et postfacé par André Guichaoua.
Pas de chance pour ces 2 acolytes, Abdul Ruzibiza ne tarde pas à avouer que ses déclarations devant le juge étaient des "montages" et avoue également avoir tout inventé à propos de l'attentat. Fin 2006, il annonce qu'il suspend sa collaboration avec le juge Bruguière. Fin 2008, il confirme dans plusieurs media, sa rétractation des déclarations faite au juge. En 2010, Ruzibiza revient à nouveau sur ses propos, réaffirme d'une part que Paul Kagamé est l'auteur de l'attentat, mais précise d'autre part qu'il se trouvait au moment de l'attentat à Ruhengeri, soit à 90 km de Kigali.
Le témoignage d'Abdul Ruzibiza, qui dès le départ était truffé d'incohérences (et n'aurait pas du manquer d'interroger un bon connaisseur du dossier) n'a plus aucune valeur puisqu'il n'est pas un témoin direct. Ses changements de version successifs lui avaient de toute façon déjà enlevé tout crédit. Son livre, présenté par André Guichaoua et "sa clique" comme LE témoignage décisif sur le "drame rwandais" tourne au fiasco.
Une fois de plus, l'opération qui visait à sortir des "Révélations accablantes" finit dans le constat d'une opération de désinformation flagrante.
 
Last but not least: en janvier 2012, les expertises ordonnées par le juge Trévidic (qui a repris le "travail" du juge Bruguière) concluent que les missiles ont très probablement été tirés du camp de Kanombe. La ferme de Masaka est exclue du champ des possibilités. Le témoignage d'Abdul Ruzibiza, ainsi que les autres témoignages à charge contre le FPR, qui tous indiquaient Masaka, s'avèrent, définitivement, être des faux.
 Tout ceci fait quand même beaucoup d'approximations (doux euphémisme!) pour un "expert" présenté comme impartial.
Et au final, après tant de loyaux services rendus à la "vérité" sur le génocide des tutsi du Rwanda, on a quand même du mal à comprendre comment André Guichaoua peut continuer à se répandre dans les média pour commenter les événements au Rwanda, et comment un "journaliste" peut encore se laisser aller à diffuser ces "analyses", de surcroît en les présentant comme l'exemple admirable de la neutralité et de l'objectivité.
 
Il sera par contre un jour nécessaire de s'interroger sur la nature du discours André Guichaoua (et d'autres universitaires) à propos du Rwanda; afin de savoir quelles sont les motivations de toutes ces contre-vérités, fussent-elles énoncées avec subtilités?
A cet égard, les avocats des personnalités rwandaises mises examens envisagent de déposer plainte pour "escroquerie au jugement en bande organisée", dans le cadre de l'instruction du juge Bruguière sur l'attentat. Bien entendu, ce genre de plainte est risqué car extrêmement difficile à prouver en droit. Mais, si celle-ci voit le jour, on sera extrêmement curieux d'entendre le Professeur Guichaoua s'expliquer.
Ce sera toujours beaucoup plus intéressant que tous ces bidonnages. 
 
__._,_.___


[RwandaLibre] Fw: Re : Re: *DHR* RE: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.

 


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L argent ne fait pas tout c est l illusion de kagame. Idi Amin avait des sous, kadhafi et Sadam avaient des sous et ce n est pas fini...illusion des blancs menteurs de kagame. ..
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Subject: Re: *DHR* RE: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.
Sent: Tue, Jul 22, 2014 1:27:16 PM

 
Eh oui, Monsieur Foucher! Tire sur la Franche le pactole cherra, comme dirait l'autre. Aussi longtemps que l'argent de Paul Kagamé coulera à flots, des telles âneries agrémenteront toujours les médias. La déontologie journalistique a disparu, il y a belle lurette.
MS



Le Mardi 22 juillet 2014 15h16, "pierre foucher akagera@hotmail.fr [Democracy_Human_Rights]" <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr> a écrit :


 
Ce ne sont pas les seuls mensonges de ce papier militant. Parmi eux, on peut citer  :
 
- le "rapport TREVIDIC" qui n'a jamais existé. TREVIDIC n'a jamais signé ni endossé la responsabilité de quelque rapport que ce soit . Il a seulement communiqué aux parties , comme le loi l'y obligeait, un rapport d'expertise qui relève de la seule responsabilités des experts et ne préjuge en rien de l'opinion du juge:
 
- ce rapport d'expertise ne dit pas , comme l'affirme ANCEL, que les missiles sont partis du camp de Kanombe. Il dit simplement qu'ils sont PROBABLEMENT partis d'un endroit situé plus près du camp de Kanombe que de la colline de Masaka, ce qui est très différent.
 
- l'affaire des MISTRAL que ANCEL reprend ici après Malagardis dans Libération est une fumisterie qui a été démontée successivement devant le TPÏR il y a des années mais aussi plus récemment dans Afrique Réelle , peu après la tentative de manipulation de LIBERATION
 
ANCEL sort du bois dans ce papier; de témoin qui prétendait dire ce qu'il avait vécu, il révèle par cet écrit qu'il n'est qu'un militant à la solde de la défense de ce procès...seule préoccupation et seule inquiétude véritable de Kigali.
 
To: imbona-nkubone@yahoogroupes.fr; democracy_human_rights@yahoogroupes.fr; rwanda-l@yahoogroups.com
From: Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr
Date: Tue, 22 Jul 2014 12:48:33 +0000
Subject: *DHR* RE: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.

 
"L'équipe de tir "s'exfiltre" sans avoir été repérée et aucun témoignage n'a permis en 20 ans de les identifier", Guillaume Ancel

Ceci est un mensonge puisque des témoins comme le Lt Abdul Ruzibiza ou encore le Major Jean-Marie Micombero ont dressé la composition de cette équipe

"Une dernière hypothèse, terrifiante, serait que les deux factions principales aient eu intérêt à cet attentat. Mais au vu de leurs réactions respectives post attentat, la vitesse à laquelle les extrémistes du clan Habyarimana se sont emparés du pouvoir pour organiser le génocide, alors que le FPR de Paul Kagamé n'était manifestement pas prêt à prendre le contrôle de la capitale, il semble très probable que ce soient les membres du gouvernement intérimaire Rwandais (GIR) qui ont organisé et conduit l'assassinat du président Habyarimana, pris le pouvoir et déclenché le dernier génocide du XX° siècle", Guillaume Ancel

Cette hypothèse est étayée de manière fantaisiste, puisque tous les analystes s'accordent à dire que c'est plutôt la panique qui règne dans le camp Habyarimana après l'attentat. Par ailleurs, lorsque G. Ancel parle des extrémistes qui s'emparent du pouvoir rapidement, il ment, car, entre l'attentat et la formation du gouvernement intérimaire, il y a  3 (ou 2) jours. En outre, lorsqu'il parle du FPR de Kagame qui n'était manifestement pas prêt à prendre le contrôle de la capitale, il me fait sourire, lorsqu'on sait que dès le 07 avril 1994, toutes les unités du FPR du nord du pays sont en alerte maximale et commencent le déplacement vers la capitale, alors que l'unité qui se trouvait au Parlement (CND) ainsi que des brigades disséminées clandestinement dans Kigali commencent les combats notamment contre le Camp GP et le Camp de gendarmerie de Kicukiro.


MWEMMA

To: democracy_human_rights@yahoogroupes.fr; rwanda-l@yahoogroups.com; imbona-nkubone@yahoogroupes.fr
From: Imbona-Nkubone@yahoogroupes.fr
Date: Tue, 22 Jul 2014 00:22:00 +0100
Subject: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.

 

6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.
 
21 JUILLET 2014 |  PAR GUILLAUME ANCEL
 
Etude du rapport d'expertise des juges Poux et Trevidic (janv 2012)

Lu avec attention puisque j'ai commencé ma carrière militaire par l'expérimentation du missile transportable Mistral pour l'armée de terre (1989-90) et que je connais assez bien cette catégorie d'armes et leur utilisation. Cependant je ne dispose d'aucune information confidentielle sur ce tir et je n'ai pas assisté à la scène, ni pu examiner directement les lieux ou les pièces à conviction.
 
Le rapport d'expert
 
Cette expertise conclut que l'avion du président Habyarimana a été abattu par le tir de deux missiles portables de type SAM16 tirés de la zone du camp militaire de Kanombe.

Je peux témoigner, à la lecture des 338 pages du rapport, que cette étude est remarquable, combinant de multiples expertises et facteurs, témoignages, caractéristiques de l'avion, performances des armes utilisées, analyse des trajectoires, angles de vision et chronologie des informations acoustiques comme visuelles. Cette expertise est très complète et permet de reconstituer l'enchaînement des faits avec une grande pertinence.

J'ai relevé une seule erreur dans les hypothèses, concernant l'impossibilité que ce soit un missile de type Mistral parce qu'il n'aurait pas été disponible à cette époque. Le Mistral avait été accepté en service opérationnel en 1990, engagé pendant la 1° du Golfe (1991) et dans mon souvenir déjà largement exporté en 1994, notamment au Qatar où je serais curieux de savoir comment ils étaient suivis... Pourquoi l'avoir mis de côté ? 

Cependant la question perd de son importance dans la mesure où la suite de l'expertise montre que le missile utilisé est de type "propulsé en permanence", - les observateurs sont formels sur ce point -, ce qui exclut alors le Mistral qui est propulsé pendant moins de 2 sec et vole ensuite sur son accélération initiale. 

Puisque les sites de tir ont été bien identifiés, il aurait été intéressant de faire une recherche des éjecteurs de missile, qui sont des pièces métalliques très caractéristiques, "faciles" à chercher avec des détecteurs de métaux, car il est rare que les équipes de tir essaient même de les récupérer... Les éjecteurs sont une particularité des missiles portables, ils évitent au tireur d'être grillés par la flamme du propulseur, ils sont emportés loin devant le tireur et constituent un marqueur du missile utilisé.

Si l'analyse scientifique semble incontestable en l'état, elle peut être complétée par une analyse opérationnelle de mise en œuvre du missile, qui permet de pousser plus loin le raisonnement.
 
Utilisation de SAM16
 
La forte probabilité que ce soit des missiles de type SAM16 apporte en réalité très peu d'information sur l'origine du tir. En effet en 1994 les arsenaux de SAM16 sont considérables (tous les anciens pays membres du pacte de Varsovie en étaient équipés) et de nombreux stocks étaient disponibles sur le marché international. Si certains voulaient en conclure que seul l'Ouganda en disposait dans ce conflit, rappelons simplement que la France en avait acquis depuis 1989 pour les comparer au Mistral... Plus d'une cinquantaine de pays disposait alors de cet armement.

Le fait de retrouver, plus tard, deux tubes de missile proches du lieu du tir est un non sens, sauf à vouloir "signer" l'origine du tir. Les tireurs auraient pu aussi laisser une étiquette ou une carte de visite pendant qu'ils y étaient. Cela ressemble plutôt à une mise en scène qui heureusement n'a pas pollué le travail des experts.
 
Formation des tireurs et acquisition des missiles
 
Qui pouvait tirer, techniquement parlant ? Les missiles portables sont relativement simples à servir, néanmoins leur utilisation en opération  requiert plusieurs conditions sine qua none : 
- Les missiles doivent être en état de marche et donc parfaitement entretenus. C'est un leurre diffusé depuis la première guerre d'Afghanistan que le missile soit prêt à l'emploi à la sortie de son emballage. En réalité le système de guidage infrarouge (la tête du missile est attirée par une source de chaleur) nécessite un balayage régulier à l'argon ou à l'azote qui n'est pas à la portée de miliciens désorganisés. Il faut acquérir des exemplaires en état de marche, sans cet entretien industriel le missile est en général hors service au bout d'un an. 

Donc un missile (en l'occurrence deux pour ce tir) en état de marche nécessite l'accès à des moyens industriels, dont seuls les États disposent et/ou des marchands d'armes de haut niveau ayant accès direct aux industriels de l'armement ou aux organisations militaires d'Etat.

- L'équipe de tir doit avoir un niveau de formation confirmé. Il n'y a aucune comparaison possible entre un jeu vidéo et le tir réel d'un missile dans des conditions "opérationnelles", avec un créneau de tir réduit par le temps court d'apparition de la cible et par l'utilisation d'une pile amorçable dont la durée de vie n'excède pas la minute. Les deux combinés font que, sans entraînement sérieux, la "chance" de tirer un avion est quasi nulle. 

En général l'entraînement de ces équipes de tir MANPADS (missile anti aérien portable) repose sur deux éléments, l'utilisation régulière de simulateur de tir qui reproduit au plus près les conditions réelles de manipulation de l'arme et l'expérience du tir réel pour maîtriser le stress au moment fatidique. Des équipes de tir formées étaient malheureusement disponibles en grand nombre à cette époque du fait de la chute du mur de Berlin et de la déshérence d'unités bien formées et équipées dans les anciens pays de la sphère soviétique. Il semble que pour une somme relativement modeste (inférieure au demi-million de dollars de l'époque) il était possible de recruter un équipage de tir complet et les missiles nécessaires pour une telle opération. 
Aussi n'importe quelle faction pouvait se payer cette prestation, à condition d'échapper à la surveillance des services secrets des grands pays ou de bénéficier de leur soutien...
 
Préparation du tir
 
Cette opération a forcément était précédée d'une ou plusieurs reconnaissances, surtout pour pouvoir tirer de nuit, afin de vérifier le créneau de tir, la visibilité réelle, les alentours, les obstacles éventuels sur la trajectoire du missile... 

Comme les positions de tir se situent dans le camp militaire de Kanombe, ce n'est pas la peine d'avoir fait Saint Cyr pour en déduire que l'équipe de tir avait des complicités fortes avec les autorités militaires. Ils auraient sinon pris le risque d'attirer l'attention et plus encore d'être repéré la nuit du tir car il est très difficile de manipuler des missiles portables sans un minimum d'éclairage. 

L'équipe s'est vraisemblablement mise en place de nuit, avec un dispositif de protection autour afin d'éviter d'être croisée par des témoins. Les missiles et leurs accessoires devaient être déposés "prêt au tir" à l'arrière d'au moins deux pick up.
 
Dispositif d'alerte et d'identification de la cible
 
Comme expliqué plus haut, un tir efficace impose une bonne connaissance de l'endroit, a fortiori pour un tir de nuit, mais aussi un dispositif fiable d'alerte et d'identification de la bonne cible. Les experts montrent en effet que la fenêtre de tir est très étroite avec un missile portable, parce que :

- le missile est lourd (~ 16 kg au complet) sur l'épaule, un homme entraîné ne le supporte que quelques minutes sans risquer des crampes, donc il le dépose à ses côtés et il ne l'épaule que sur alerte. A condition d'être resté à proximité, il lui faut une quinzaine de secondes pour être en capacité de tirer réellement

- la séquence de tir est longue, évaluée à 12 sec minimum par les experts, soit de nouveau 15sec, au total une demi minute pour une fenêtre de tir estimée entre 1 et 3 minutes seulement. Cela laisse très peu de temps en réalité, compte tenu de l'incertitude qui règne en plus la nuit : est-ce le bon avion ? Et pas le C130 Hercules aperçu ou entendu dans la soirée ? 

Ce genre de missile nécessite donc un dispositif d'alerte d'arrivée de la cible. Il est trop incertain de se contenter du plan de vol théorique sauf à risquer de le louper et difficile de reposer sur des alerteurs éloignés car l'avion descend en altitude tardivement et est peu repérable à grande distance de la piste. Le rapport précise qu'il n'y a pas de radar d'approche, donc qui peut donner le signal et à quel moment ? La tour de contrôle, l'équipe d'accueil de la délégation présidentielle, forcément prévenue dès la prise de contact du pilote ? Et comment préviennent-ils l'équipe de tir, par radio ou par signal lumineux en vue directe de l'aéroport ? Les téléphones portables n'existent pas encore...

Ou alors l'équipe de tir dispose d'une radio sol-air qui leur permet d'écouter le dialogue entre l'équipage de l'avion et la tour de contrôle, ce qui nécessite une parfaite connaissance de la procédure pour pouvoir la comprendre (cf dialogue dans le rapport). Dans tous les cas, il faut un lien fort avec les groupes qui attendent l'avion ou le président.
 
Le tir
 
Psychologiquement il est impossible de ne pas suivre le tir jusqu'au bout et malheureusement le succès du tir ne fait aucun doute puisque l'avion explose quasiment en vol et se crashe, ce qui est très rare avec ce type de missile où ce sont en général des dommages "indirects" qui conduisent à l'altération de la cible, rarement visible. Il s'agit ensuite de repartir discrètement, alors que le départ des missiles a attiré l'attention. Laisser les tubes vides des missiles n'a aucun sens car ce sont des éléments de tir que les équipes entraînées rapportent systématiquement sauf si elles doivent s'en débarrasser pour des raisons de discrétion ou de moyens transports inadaptés (moto, à pied,...). On aurait alors dû retrouver les caisses de transport, les bouchons d'extrémité, les piles/batteries, et même des missiles supplémentaires sûrement prévus....

L'équipe de tir "s'exfiltre" sans avoir été repérée et aucun témoignage n'a permis en 20 ans de les identifier.
 
Quelles conclusions possibles ?
 
Il me semble qu'on peut conclure d'abord que le tir de missiles contre l'avion du président Habyarimana a été une opération très professionnelle. Il ne peut donc pas s'agir d'un groupuscule de fanatiques hors de contrôle, mais bien d'une "partie prenante" au conflit qui a planifié, préparé et conduit ce tir de missiles, soit avec une de ses équipes entraînée à dessein, - par exemple à l'étranger -, soit en recrutant des mercenaires pour cette opération spécifique. 

Compte tenu de l'attention qui était portée d'une part au Rwanda dans cette période de fortes tensions et d'autre part aux MANPADS pour éviter une action terroriste, il a fallu à la faction organisatrice de l'attentat le "parapluie" de services secrets assez puissants pour que l'opération ne soit pas bloquée ou éventée. 

Du fait des facteurs techniques exposés précédemment et mis en exergue par le rapport d'expertise, il était très difficile de préparer ce genre d'opération en totale discrétion, c'est à dire avec ses propres moyens et sans que personne d'extérieur n'en soit informée. Il est donc probable qu'un service efficace comme la DGSE ait décelé des préparatifs (acquisition des missiles, préparation de l'équipe de tir, planification de l'opération) et en ait informé les plus hautes autorités de l'Etat français. La suite ou plutôt l'absence de réaction est du ressort d'une décision politique ou d'une négligence face à des alertes trop nombreuses.
 
Une dernière hypothèse, terrifiante, serait que les deux factions principales aient eu intérêt à cet attentat. Mais au vu de leurs réactions respectives post attentat, la vitesse à laquelle les extrémistes du clan Habyarimana se sont emparés du pouvoir pour organiser le génocide, alors que le FPR de Paul Kagamé n'était manifestement pas prêt à prendre le contrôle de la capitale, il semble très probable que ce soient les membres du gouvernement intérimaire Rwandais (GIR) qui ont organisé et conduit l'assassinat du président Habyarimana, pris le pouvoir et déclenché le dernier génocide du XX° siècle.
 
 






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Posted by: Samuel Desire <sam4des@yahoo.com>
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Fw: Re : Re: *DHR* RE: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.


----- Forwarded Message -----
From: "Rwema Yvan rwemay@yahoo.fr [Democracy_Human_Rights]" <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr>


 
L argent ne fait pas tout c est l illusion de kagame. Idi Amin avait des sous, kadhafi et Sadam avaient des sous et ce n est pas fini...illusion des blancs menteurs de kagame. ..
Envoyé depuis Yahoo Mail pour Android




From: Shankuru Maurice m_shankuru3000@yahoo.fr [Democracy_Human_Rights] <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr>;
To: Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr>; Imbona nkubone <imbona-nkubone@yahoogroupes.fr>; rwanda-l rwanda-lgroup <rwanda-l@yahoogroups.com>;
Subject: Re: *DHR* RE: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.
Sent: Tue, Jul 22, 2014 1:27:16 PM

 
Eh oui, Monsieur Foucher! Tire sur la Franche le pactole cherra, comme dirait l'autre. Aussi longtemps que l'argent de Paul Kagamé coulera à flots, des telles âneries agrémenteront toujours les médias. La déontologie journalistique a disparu, il y a belle lurette.
MS



Le Mardi 22 juillet 2014 15h16, "pierre foucher akagera@hotmail.fr [Democracy_Human_Rights]" <Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr> a écrit :


 
Ce ne sont pas les seuls mensonges de ce papier militant. Parmi eux, on peut citer  :
 
- le "rapport TREVIDIC" qui n'a jamais existé. TREVIDIC n'a jamais signé ni endossé la responsabilité de quelque rapport que ce soit . Il a seulement communiqué aux parties , comme le loi l'y obligeait, un rapport d'expertise qui relève de la seule responsabilités des experts et ne préjuge en rien de l'opinion du juge:
 
- ce rapport d'expertise ne dit pas , comme l'affirme ANCEL, que les missiles sont partis du camp de Kanombe. Il dit simplement qu'ils sont PROBABLEMENT partis d'un endroit situé plus près du camp de Kanombe que de la colline de Masaka, ce qui est très différent.
 
- l'affaire des MISTRAL que ANCEL reprend ici après Malagardis dans Libération est une fumisterie qui a été démontée successivement devant le TPÏR il y a des années mais aussi plus récemment dans Afrique Réelle , peu après la tentative de manipulation de LIBERATION
 
ANCEL sort du bois dans ce papier; de témoin qui prétendait dire ce qu'il avait vécu, il révèle par cet écrit qu'il n'est qu'un militant à la solde de la défense de ce procès...seule préoccupation et seule inquiétude véritable de Kigali.
 
To: imbona-nkubone@yahoogroupes.fr; democracy_human_rights@yahoogroupes.fr; rwanda-l@yahoogroups.com
From: Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr
Date: Tue, 22 Jul 2014 12:48:33 +0000
Subject: *DHR* RE: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.

 
"L'équipe de tir "s'exfiltre" sans avoir été repérée et aucun témoignage n'a permis en 20 ans de les identifier", Guillaume Ancel

Ceci est un mensonge puisque des témoins comme le Lt Abdul Ruzibiza ou encore le Major Jean-Marie Micombero ont dressé la composition de cette équipe

"Une dernière hypothèse, terrifiante, serait que les deux factions principales aient eu intérêt à cet attentat. Mais au vu de leurs réactions respectives post attentat, la vitesse à laquelle les extrémistes du clan Habyarimana se sont emparés du pouvoir pour organiser le génocide, alors que le FPR de Paul Kagamé n'était manifestement pas prêt à prendre le contrôle de la capitale, il semble très probable que ce soient les membres du gouvernement intérimaire Rwandais (GIR) qui ont organisé et conduit l'assassinat du président Habyarimana, pris le pouvoir et déclenché le dernier génocide du XX° siècle", Guillaume Ancel

Cette hypothèse est étayée de manière fantaisiste, puisque tous les analystes s'accordent à dire que c'est plutôt la panique qui règne dans le camp Habyarimana après l'attentat. Par ailleurs, lorsque G. Ancel parle des extrémistes qui s'emparent du pouvoir rapidement, il ment, car, entre l'attentat et la formation du gouvernement intérimaire, il y a  3 (ou 2) jours. En outre, lorsqu'il parle du FPR de Kagame qui n'était manifestement pas prêt à prendre le contrôle de la capitale, il me fait sourire, lorsqu'on sait que dès le 07 avril 1994, toutes les unités du FPR du nord du pays sont en alerte maximale et commencent le déplacement vers la capitale, alors que l'unité qui se trouvait au Parlement (CND) ainsi que des brigades disséminées clandestinement dans Kigali commencent les combats notamment contre le Camp GP et le Camp de gendarmerie de Kicukiro.


MWEMMA

To: democracy_human_rights@yahoogroupes.fr; rwanda-l@yahoogroups.com; imbona-nkubone@yahoogroupes.fr
From: Imbona-Nkubone@yahoogroupes.fr
Date: Tue, 22 Jul 2014 00:22:00 +0100
Subject: Imbonankubone : 6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.

 

6 avril 1994, l'avion du président Habyarimana est abattu par un tir de missiles, déclencheur du génocide.
 
21 JUILLET 2014 |  PAR GUILLAUME ANCEL
 
Etude du rapport d'expertise des juges Poux et Trevidic (janv 2012)

Lu avec attention puisque j'ai commencé ma carrière militaire par l'expérimentation du missile transportable Mistral pour l'armée de terre (1989-90) et que je connais assez bien cette catégorie d'armes et leur utilisation. Cependant je ne dispose d'aucune information confidentielle sur ce tir et je n'ai pas assisté à la scène, ni pu examiner directement les lieux ou les pièces à conviction.
 
Le rapport d'expert
 
Cette expertise conclut que l'avion du président Habyarimana a été abattu par le tir de deux missiles portables de type SAM16 tirés de la zone du camp militaire de Kanombe.

Je peux témoigner, à la lecture des 338 pages du rapport, que cette étude est remarquable, combinant de multiples expertises et facteurs, témoignages, caractéristiques de l'avion, performances des armes utilisées, analyse des trajectoires, angles de vision et chronologie des informations acoustiques comme visuelles. Cette expertise est très complète et permet de reconstituer l'enchaînement des faits avec une grande pertinence.

J'ai relevé une seule erreur dans les hypothèses, concernant l'impossibilité que ce soit un missile de type Mistral parce qu'il n'aurait pas été disponible à cette époque. Le Mistral avait été accepté en service opérationnel en 1990, engagé pendant la 1° du Golfe (1991) et dans mon souvenir déjà largement exporté en 1994, notamment au Qatar où je serais curieux de savoir comment ils étaient suivis... Pourquoi l'avoir mis de côté ? 

Cependant la question perd de son importance dans la mesure où la suite de l'expertise montre que le missile utilisé est de type "propulsé en permanence", - les observateurs sont formels sur ce point -, ce qui exclut alors le Mistral qui est propulsé pendant moins de 2 sec et vole ensuite sur son accélération initiale. 

Puisque les sites de tir ont été bien identifiés, il aurait été intéressant de faire une recherche des éjecteurs de missile, qui sont des pièces métalliques très caractéristiques, "faciles" à chercher avec des détecteurs de métaux, car il est rare que les équipes de tir essaient même de les récupérer... Les éjecteurs sont une particularité des missiles portables, ils évitent au tireur d'être grillés par la flamme du propulseur, ils sont emportés loin devant le tireur et constituent un marqueur du missile utilisé.

Si l'analyse scientifique semble incontestable en l'état, elle peut être complétée par une analyse opérationnelle de mise en œuvre du missile, qui permet de pousser plus loin le raisonnement.
 
Utilisation de SAM16
 
La forte probabilité que ce soit des missiles de type SAM16 apporte en réalité très peu d'information sur l'origine du tir. En effet en 1994 les arsenaux de SAM16 sont considérables (tous les anciens pays membres du pacte de Varsovie en étaient équipés) et de nombreux stocks étaient disponibles sur le marché international. Si certains voulaient en conclure que seul l'Ouganda en disposait dans ce conflit, rappelons simplement que la France en avait acquis depuis 1989 pour les comparer au Mistral... Plus d'une cinquantaine de pays disposait alors de cet armement.

Le fait de retrouver, plus tard, deux tubes de missile proches du lieu du tir est un non sens, sauf à vouloir "signer" l'origine du tir. Les tireurs auraient pu aussi laisser une étiquette ou une carte de visite pendant qu'ils y étaient. Cela ressemble plutôt à une mise en scène qui heureusement n'a pas pollué le travail des experts.
 
Formation des tireurs et acquisition des missiles
 
Qui pouvait tirer, techniquement parlant ? Les missiles portables sont relativement simples à servir, néanmoins leur utilisation en opération  requiert plusieurs conditions sine qua none : 
- Les missiles doivent être en état de marche et donc parfaitement entretenus. C'est un leurre diffusé depuis la première guerre d'Afghanistan que le missile soit prêt à l'emploi à la sortie de son emballage. En réalité le système de guidage infrarouge (la tête du missile est attirée par une source de chaleur) nécessite un balayage régulier à l'argon ou à l'azote qui n'est pas à la portée de miliciens désorganisés. Il faut acquérir des exemplaires en état de marche, sans cet entretien industriel le missile est en général hors service au bout d'un an. 

Donc un missile (en l'occurrence deux pour ce tir) en état de marche nécessite l'accès à des moyens industriels, dont seuls les États disposent et/ou des marchands d'armes de haut niveau ayant accès direct aux industriels de l'armement ou aux organisations militaires d'Etat.

- L'équipe de tir doit avoir un niveau de formation confirmé. Il n'y a aucune comparaison possible entre un jeu vidéo et le tir réel d'un missile dans des conditions "opérationnelles", avec un créneau de tir réduit par le temps court d'apparition de la cible et par l'utilisation d'une pile amorçable dont la durée de vie n'excède pas la minute. Les deux combinés font que, sans entraînement sérieux, la "chance" de tirer un avion est quasi nulle. 

En général l'entraînement de ces équipes de tir MANPADS (missile anti aérien portable) repose sur deux éléments, l'utilisation régulière de simulateur de tir qui reproduit au plus près les conditions réelles de manipulation de l'arme et l'expérience du tir réel pour maîtriser le stress au moment fatidique. Des équipes de tir formées étaient malheureusement disponibles en grand nombre à cette époque du fait de la chute du mur de Berlin et de la déshérence d'unités bien formées et équipées dans les anciens pays de la sphère soviétique. Il semble que pour une somme relativement modeste (inférieure au demi-million de dollars de l'époque) il était possible de recruter un équipage de tir complet et les missiles nécessaires pour une telle opération. 
Aussi n'importe quelle faction pouvait se payer cette prestation, à condition d'échapper à la surveillance des services secrets des grands pays ou de bénéficier de leur soutien...
 
Préparation du tir
 
Cette opération a forcément était précédée d'une ou plusieurs reconnaissances, surtout pour pouvoir tirer de nuit, afin de vérifier le créneau de tir, la visibilité réelle, les alentours, les obstacles éventuels sur la trajectoire du missile... 

Comme les positions de tir se situent dans le camp militaire de Kanombe, ce n'est pas la peine d'avoir fait Saint Cyr pour en déduire que l'équipe de tir avait des complicités fortes avec les autorités militaires. Ils auraient sinon pris le risque d'attirer l'attention et plus encore d'être repéré la nuit du tir car il est très difficile de manipuler des missiles portables sans un minimum d'éclairage. 

L'équipe s'est vraisemblablement mise en place de nuit, avec un dispositif de protection autour afin d'éviter d'être croisée par des témoins. Les missiles et leurs accessoires devaient être déposés "prêt au tir" à l'arrière d'au moins deux pick up.
 
Dispositif d'alerte et d'identification de la cible
 
Comme expliqué plus haut, un tir efficace impose une bonne connaissance de l'endroit, a fortiori pour un tir de nuit, mais aussi un dispositif fiable d'alerte et d'identification de la bonne cible. Les experts montrent en effet que la fenêtre de tir est très étroite avec un missile portable, parce que :

- le missile est lourd (~ 16 kg au complet) sur l'épaule, un homme entraîné ne le supporte que quelques minutes sans risquer des crampes, donc il le dépose à ses côtés et il ne l'épaule que sur alerte. A condition d'être resté à proximité, il lui faut une quinzaine de secondes pour être en capacité de tirer réellement

- la séquence de tir est longue, évaluée à 12 sec minimum par les experts, soit de nouveau 15sec, au total une demi minute pour une fenêtre de tir estimée entre 1 et 3 minutes seulement. Cela laisse très peu de temps en réalité, compte tenu de l'incertitude qui règne en plus la nuit : est-ce le bon avion ? Et pas le C130 Hercules aperçu ou entendu dans la soirée ? 

Ce genre de missile nécessite donc un dispositif d'alerte d'arrivée de la cible. Il est trop incertain de se contenter du plan de vol théorique sauf à risquer de le louper et difficile de reposer sur des alerteurs éloignés car l'avion descend en altitude tardivement et est peu repérable à grande distance de la piste. Le rapport précise qu'il n'y a pas de radar d'approche, donc qui peut donner le signal et à quel moment ? La tour de contrôle, l'équipe d'accueil de la délégation présidentielle, forcément prévenue dès la prise de contact du pilote ? Et comment préviennent-ils l'équipe de tir, par radio ou par signal lumineux en vue directe de l'aéroport ? Les téléphones portables n'existent pas encore...

Ou alors l'équipe de tir dispose d'une radio sol-air qui leur permet d'écouter le dialogue entre l'équipage de l'avion et la tour de contrôle, ce qui nécessite une parfaite connaissance de la procédure pour pouvoir la comprendre (cf dialogue dans le rapport). Dans tous les cas, il faut un lien fort avec les groupes qui attendent l'avion ou le président.
 
Le tir
 
Psychologiquement il est impossible de ne pas suivre le tir jusqu'au bout et malheureusement le succès du tir ne fait aucun doute puisque l'avion explose quasiment en vol et se crashe, ce qui est très rare avec ce type de missile où ce sont en général des dommages "indirects" qui conduisent à l'altération de la cible, rarement visible. Il s'agit ensuite de repartir discrètement, alors que le départ des missiles a attiré l'attention. Laisser les tubes vides des missiles n'a aucun sens car ce sont des éléments de tir que les équipes entraînées rapportent systématiquement sauf si elles doivent s'en débarrasser pour des raisons de discrétion ou de moyens transports inadaptés (moto, à pied,...). On aurait alors dû retrouver les caisses de transport, les bouchons d'extrémité, les piles/batteries, et même des missiles supplémentaires sûrement prévus....

L'équipe de tir "s'exfiltre" sans avoir été repérée et aucun témoignage n'a permis en 20 ans de les identifier.
 
Quelles conclusions possibles ?
 
Il me semble qu'on peut conclure d'abord que le tir de missiles contre l'avion du président Habyarimana a été une opération très professionnelle. Il ne peut donc pas s'agir d'un groupuscule de fanatiques hors de contrôle, mais bien d'une "partie prenante" au conflit qui a planifié, préparé et conduit ce tir de missiles, soit avec une de ses équipes entraînée à dessein, - par exemple à l'étranger -, soit en recrutant des mercenaires pour cette opération spécifique. 

Compte tenu de l'attention qui était portée d'une part au Rwanda dans cette période de fortes tensions et d'autre part aux MANPADS pour éviter une action terroriste, il a fallu à la faction organisatrice de l'attentat le "parapluie" de services secrets assez puissants pour que l'opération ne soit pas bloquée ou éventée. 

Du fait des facteurs techniques exposés précédemment et mis en exergue par le rapport d'expertise, il était très difficile de préparer ce genre d'opération en totale discrétion, c'est à dire avec ses propres moyens et sans que personne d'extérieur n'en soit informée. Il est donc probable qu'un service efficace comme la DGSE ait décelé des préparatifs (acquisition des missiles, préparation de l'équipe de tir, planification de l'opération) et en ait informé les plus hautes autorités de l'Etat français. La suite ou plutôt l'absence de réaction est du ressort d'une décision politique ou d'une négligence face à des alertes trop nombreuses.
 
Une dernière hypothèse, terrifiante, serait que les deux factions principales aient eu intérêt à cet attentat. Mais au vu de leurs réactions respectives post attentat, la vitesse à laquelle les extrémistes du clan Habyarimana se sont emparés du pouvoir pour organiser le génocide, alors que le FPR de Paul Kagamé n'était manifestement pas prêt à prendre le contrôle de la capitale, il semble très probable que ce soient les membres du gouvernement intérimaire Rwandais (GIR) qui ont organisé et conduit l'assassinat du président Habyarimana, pris le pouvoir et déclenché le dernier génocide du XX° siècle.
 
 




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